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| EHST - Histoire des sciences de la vie | |
| Écrit par Patrault Charly | |
| 19-08-2007 | |
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Cet article est principalement issu de cours et d'ouvrages. Il sera modifier d'ici quelques temps et une touche personnelle y sera ajoutée.
Les problèmes relatifs à la reproduction se posent depuis longtemps et ont débutés avec les premiers constats empirique, lors de la plantation de graines par exemple. Les espèces étaient sélectionnées par croisement ou hybridation. Mais toutes ces observations et techniques n’étaient pas issu d’une pensée scientifique. Le croisement et l’hybridation n’étaient pas argumentés par des théories mais seulement par des expériences ancestrales. La pensée scientifique doit en effet s’appuyer sur une représentation du monde qui utilise des outils : les concepts. On retrouve chez certains auteurs des concepts de génération et donc de reproduction dès l’antiquité. On ne se limite plus au simple constat mais on tente d’utiliser des outils issus de la raison pour percer ces secrets. « L’obstacle majeur qui a longtemps ralenti leur progression dans la compréhension de cette question, c’est celui de l’absence d’une véritable démarche scientifique…l’histoire des théories de la génération est en quelque sorte l’histoire de la mise en place de la méthode expérimentale dans les sciences de la vie.» Nous allons retracer ici l’émergence de ces concepts de l’antiquité jusqu’au 19ème siècle.
Il ne s’agit pas vraiment d’un précurseur car on ne peut pas vraiment parler de transformisme ou d’évolutionnisme.
La santé correspond, pour Hippocrate, à l’équilibre entre ces quatre humeurs, s’il y a un déséquilibre le corps devient malade.
Théorie pangenesis : les substances (les semences) sont sécrétées par toutes les parties du corps. Pour hippocrate, empédocle d’agrigente (4ème av JC), démocrite (4ème av JC).
C’est le début de la conceptualisation.
Il s’agit d’une part d’une théorie oviste, à savoir que tout démarre de l’œuf et c’est le sperme qui déclenche le tout, et d’autre part d’une théorie épigéniste (Epigénie) où « L’Idée » donne la forme à l’œuf.
homogène inorganisée.
4) Galien (130 – 200)
II Le prolongement des Idées Antiques
Bien que développant les techniques et méthodes scientifiques, les médecins arabes sont restés fidèles au théories biologiques de Galien et Aristote notamment la théorie des quatre humeurs et leurs conceptions de la naissance. Ainsi, au début de la renaissance, les scientifiques occidentaux sont encore très imprégnés des théories antiques de la génération (Le débat entre les idées de Galien et Aristote continue avec une prépondérance de celles du premier). Certains combinent ces 2 théories pour répondre à certains problèmes. La théorie de la double semence perdurera jusqu’au 18ème siècle avec Buffon et Maupertuis.
[HdSV : Harvey montre que, contrairement à ce que disent les galiénistes partisans de la double semence, la femelle ne sécrète aucune semence.] Il observe également qu’il n’y a pas d’œuf dans l’utérus. Donc, Pour lui l’œuf est formé après l’action du sperme, il est sans forme avant (Q : y-a-t-il pour lui un œuf avant la fécondation ?). Comme dans le cas d’Aristote il s’agit d’une approche épigénique. Bien qu’il déclare préférer l’observation directe à l’érudition et à la réflexion philosophique (empirisme), il est encore très imprégné de la pensée aristotélicienne.
III) Le 17ème siècle
Il nomme « auras seminalis », l’aura du sperme qui agit sur l’œuf et donne vie à l’embryon. Il s’agit d’un schéma oviste.
Il fonde la théorie animalculiste qui s’oppose à l’ovisme. Il nie le rôle de l’œuf. L’embryon est issu de la transformation de l’animalcule initiale pas de l’œuf.
Voir le texte de Malebranche (1638 – 1715) : l’oviste cherche dans ce qu’il voit et observe de la préexistence. Ils interprètent leurs observations. L’exemple des chenilles qui meurt 5 fois avant de devenir papillon est pour eux une preuve de l’emboîtement de ces individus. Selon Swammerdam Jan (1637-1680), dans son Histoire générale des insectes 1669, le papillon était contenu dans la chrysalide, elle-même contenue dans la chenille que contenait l’œuf.
HdSV : Astronome, mathématicien, philosophe, Il est l’un des premiers à démontrer l’ incapacité du préexistentialisme à expliquer les phénomènes d’hérédité et d’hybridation. Il se déclare pour l’épigénisme. Il est partisan comme Buffon de la théorie de la double semence. Elle seule explique, selon lui, la ressemblance de l’enfant avec l’un ou l’autre des parents et surtout l’apparition de monstruosités que les préexistentialistes sont incapables de justifier.
Buffon (1707 – 1788) élabore lui aussi sa théorie de la génération. Il prône le mélange des semences (retour à la théorie de la double semence), nie l’existence des animalcules et affirme quand il observe du sperme qu’il s’agit de parasites…(nie l’existence de germes) Deux notions fondamentales sont à la base de la théorie de la génération de Buffon : les notions de moule intérieur et de molécules organiques.
Il considère que toute espèce est composée d’un moule intérieur ( Peut-être peut-on dire plutôt que chaque individu se développe selon un moule intérieur, un plan abstrait, propre à son espèce) , les molécules organiques qui se transmettent sont forgées par ce moule intérieur. L’être nouveau dépend du moule intérieur, de la structure intérieure, de ses parents. Sa théorie donne aux molécules le rôle de vecteur de « quelque chose » de préformé, ou d’un plan. Sa théorie est radicalement différente des théories précédentes où l’individu était contenu dans la semence. Buffon, Histoire Naturelle : « Il n’y a donc point de germes préexistans, point de germes contenus à l’infini les uns dans les autres, mais il y a une matière toujours active, toujours prête à se mouler, à s’assimiler et à produire des êtres semblables à ceux qui reçoivent » Il prône alors un préformationnisme . [Histoire des sciences de la vie (p142) : « Buffon défend une épigénèse mécaniste différente de celle de Harvey en ce qu’elle postule à une préformation parcellaire, par des moules intérieurs. C’est une pensée matérialiste où ni l’âme, ni la pensée, ni l’instinct, ne jouent de rôle ».
Il effectue alors une description des stades du développement embryonnaire du poulet. Le développement est progressif, les organes apparaissent les uns après les autres. Résultat : il y a solidification des fluides présents dans l’œuf et l’embryon se nourrit des substances présentes dans l’œuf. Q : Quelle en est la cause , Quel mécanisme produit la vie ? Pour Wolff , Il existe une force essentielle qui insuffle la vie à la matière.
Ces observations mettent à mal les biologistes préexistentialistes qui deviennent préformationistes : il préexiste quelque chose d’imperceptible mais ce n’est pas la structure finale. La structure finale se fait peu à peu. Il y a support pour la préformation.
Il existe 2 types de naturalistes au 18ème siècle. Ceux qui suivent le dogme religieux. Ils sont préexistentialistes et fixistes. Ils rejettent la génération spontanée et l’évolution. Ils ne comprennent pas que sans la main de dieu des générations puissent naître. Et ceux qui rejètent le dogme religieux. Ce sont les épigénistes, matérialistes, ils acceptent la génération spontanée. Les partisans du transformisme sont pour la plupart dans cette catégorie.
1801 (1800) et 1802 sont des dates importantes pour Lamarck car elle marque le passage de ses idées fixistes à ses idées transformistes.
Il pense que les monades (bactéries) peuvent se former par génération spontanée et par transformation peuvent donner les mammifères. Par une lente évolution les êtres vivants se sont transformés du monade terme (être le plus simple) aux mammaiea, les plus complexes. Pour lui une génération spontanée vient du contact des fluides du milieu (air, gaz, eau, électricité...) sur de la matière gélatineuse (l’orgasme). La matière gélatineuse augmente alors de taille. Les pores augmentent. C’est la formation des organes. Ceci permet d’expliquer la fécondation : fluide (aura seminalis, sperme) + matière gélatineuse (œuf). Pour lui la génération spontanée n’est donc qu’une forme de fécondation ! C’est une théorie oviste et épigéniste (pas de structure dans l’œuf). La cause de l’apparition de la structure est le fluide, le sperme !
Préexistentialisme (préformationisme) Génération spontanée ? NON Fixisme Rejet du dogme religieux Epigénisme Génération Spontanée ? OUI Transformisme
Donc les théories sur la transformation ont besoin des théories de la génération. Les théories de la génération sont extrêmement dépendantes des théories sur l’évolution.
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| Dernière mise à jour : ( 01-09-2007 ) | |