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Ellery Eskelin Quartet au Pannonica Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Gros-Burdet Julien   
28-05-2006
Vendredi 12 Mai, au Pannonica, c’était Ellery Eskelin et son quartet. Eskelin est un saxophoniste new yorkais qui a enregistré maintenant plus d’une dizaine d’album avec son trio, composé de Andrea Parkins aux claviers et accordéon et Jim Black à la batterie. Depuis un moment, ce trio est devenu quartet avec la présence de la chanteuse britannique Jessica Constable qui agrémente sa voix d’un certain nombre d’effets au moyen d’un petit boîtier électronique. Petite salle (un peu plus de 100 places) le Pannonica n'était rempli qu'à moitié. Dommage pour ces musiciens qui méritent mieux, d'un autre côté, ça permet aux personnes présentes d'être dans une relation plus intimiste avec le groupe. Concert en deux sets d'une heure environ, tous les deux du même niveau, c'est-à-dire excellent !!! Moi qui ai du mal à accrocher aux disques du trio, hier je me suis régalé. Ambiance excellente, les quatre musiciens débarquant sur scène avec de grands sourires. Eskelin arrive avec ses partitions, les laisse tomber par terre et en prend une au hasard. « allez on commence par celle-la… » Et ils attaquent ! Première impression, la présence de Jessica Constable apporte un équilibre différent de celui du trio, ce qui me convient bien. Le plus souvent appuyer contre un des piliers de la salle, elle vocalise, créant une ambiance, loin du chant habituel, utilisant sa voix plus comme un instrument à part entière. Les quatre musiciens sont tous alignés, faisant face à la salle. Ce qui renforce le côté bloc musical - pas de soliste, mais un groupe servant une construction musicale s’appuyant sur l’apport de chacun des musiciens. Autre bonne surprise, Andrea Parkins en concert, ça me plaît bien, je rentre mieux dans ce qu'elle fait. Quant à Jim Black, il est réellement monstrueux : en deux heures de concert, pas une répétition, un fourmillement d'idées, des rythmes qui se croisent, se multiplient, s'en vont et reviennent. C'est le véritable moteur du groupe. Et ce solo avec ses espèces de petites guimbarde qu'il frotte sur ses fûts tout en en jouant... superbe ! Quand à Eskelin, je l'ai trouvé très bon également, souvent à l'unisson avec Constable. Il a également pris un long et beau solo lors du deuxième set, construit magnifiquement. Enfin, l'avantage d'une petite salle peut remplie, c'est également la possibilité de discuter avec Ellery Eskelin pendant 5 min, décontracté !! Lui parlant français pas mal, moi exerçant mon anglais... sympa en tous les cas le gars ! Un superbe concert ! Je vais réessayer les disques...

 

 
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