| Arts |
| Histoire des sciences |
| Littérature |
| Musique |
| Sciences |
| Sciences humaines |
| Philosophie |
| Documents sonores |
| Les Rendez-Vous de l'Erdre 2007 |
|
|
|
| Écrit par Gros-Burdet Julien | |
| 11-09-2007 | |
|
Pour cette nouvelle édition du festival nantais, la programmation était une nouvelle fois pléthorique. Fidèle à son ambition première de présenter un maximum de styles différents à un public toujours plus nombreux (Les Rendez-vous de l’Erdre constituent le plus important festival jazz de France en terme de fréquentation), les concerts allaient cette année du blues au jazz contemporain, en passant par le New Orleans et quelques découvertes originales. Pour ma part, mon choix s’est porté sur deux concerts (faute de disponibilité pour assister à plus de prestations) : le trio Louis Sclavis /Aldo Romano/Henri Texier et le duo Simon Goubert/Sophia Domancich.
Le concert du trio Romano/Sclavis/Texier constitue la première tête d’affiche de cette édition 2007. Les trois musiciens jouent sur cette scène nautique. Le public est nombreux malgré l’heure tardive de ce concert (23 H). Par contre, cet horaire nocturne permet de rajouter à l’ambiance étrange qui règne autour de ce concert : les quais surpeuplés, la scène qui semble jaillir de la rivière, les projections lumineuses de formes et couleurs sur les bâtiments longeant les quais… une véritable féerie se crée. Les trois musiciens arrivent tranquillement sur scène, Aldo Romano avec lunettes de soleil, star du jazz… Ce trio a quelque chose qui doit faire en partie son succès auprès d’un large public : sa capacité à composer des mélodies dignes des grands mélodistes de la chanson populaire. Parcourant les 3 albums du trio (Carnets de Routes, Suite Africaine, African Flashback, tous les trois chez Label Bleu) en une sorte de best-of, les musiciens se font plaisir. Sclavis ouvre les hostilités à la clarinette basse, met le feu, déchaîné, sans round d’observation. Henri Texier n’en attendait pas tant et sa contrebasse se lance dans un accompagnement grandiose. Jouant de toutes les possibilités de son instrument, le grand Henri swingue, s’excite, gratte, frôle ou cogne les cordes… un vrai festival. Seul Romano semble un peu en retrait (l’effet lunettes de soleil dans la nuit nantaise ?).
N’ayant pas pu assister aux concerts du samedi, notamment celui du Paris Jazz Big Band, me voilà de retour sur les bords de l’Erdre le dimanche pour le concert de Sophia Domancich et Simon Goubert. Le temps ensoleillé de ce premier week-end de septembre annonce un bel après-midi. Le duo se produit sur la scène Sully, qui se tient en bas d’un petit jardin public qui surplombe la rivière. Ce lieu correspond parfaitement à la musique proposée par la pianiste et le batteur. Comme sur l’album publié il y a quelques mois (You don’t know what love is, Cristal records), et qui est pour moi l’un des sommets discographiques de l’année, Domancich et Goubert s’appuient sur leur grande complicité, leur maîtrise instrumentale impressionnante pour jouer une musique d’une totale liberté. Partant des compositions de l’un ou de l’autre, hormis le Lonely Woman de Ornette Coleman et le Seagulls of Christiansen de Mal Waldron, leur art est en perpétuel mouvement. |
|
| Dernière mise à jour : ( 12-09-2007 ) |
| < Précédent | Suivant > |
|---|